Fraises à la crème dans une main, verre de Pimm’s dans l’autre, et tenue d’un blanc immaculé des pieds à la tête ? Pas de doute, vous êtes bien à Wimbledon.
Chaque été, début juillet, le plus vieux tournoi du monde transforme une banlieue tranquille de Londres en capitale mondiale du tennis.
Envie de tout comprendre sur « The Championships », comme on l’appelle là-bas ? On répond à toutes vos questions, maintenant, tout de suite.
Où voir Wimbledon ?
Contrairement à Roland-Garros, Wimbledon n’est pas diffusé gratuitement en France. Les droits appartiennent à beIN Sports, qui retransmet l’intégralité du tournoi (tous les courts, toutes les sessions) et les conserve jusqu’en 2028.
L’édition 2026 se déroule du 29 juin au 12 juillet. Pour savoir précisément comment suivre chaque match, sur quelle chaîne et à quel prix, on vous a préparé un guide complet : où regarder Wimbledon. On vous explique tous les droits, du premier tour à la finale.
Où se situe Wimbledon ?
Le tournoi se joue au All England Lawn Tennis and Croquet Club, dans le quartier de Wimbledon, au sud-ouest de Londres (arrondissement de Merton, code postal SW19).
On est à une douzaine de kilomètres du centre de la capitale, dans une banlieue résidentielle, chic et verdoyante. Petite particularité : Wimbledon n’est pas un stade « public » comme les autres, mais un club privé, ce qui contribue largement à son aura si particulière.
Comment se rendre à Wimbledon ?
Le plus simple, c’est le métro (le fameux « Tube »). La station la plus proche est Southfields, sur la District line, à une quinzaine de minutes à pied du stade. Le trajet est entièrement fléché, et des navettes font la liaison pendant le tournoi.
Vous pouvez aussi descendre à la gare de Wimbledon (desservie par la District line, par les trains depuis London Waterloo en une vingtaine de minutes, et par le tramway), d’où partent également des navettes.
Petit conseil : le métro londonien s’arrête vers minuit en semaine. De quoi compliquer le retour si un match s’éternise… ce qui nous amène d’ailleurs à une singularité bien connue du tournoi (on en parle plus bas).
Sur quelle surface se joue Wimbledon ?
Wimbledon se joue sur gazon : c’est le dernier des quatre tournois du Grand Chelem à avoir conservé cette surface historique.
Concrètement, il s’agit de ray-grass anglais (à 100 % depuis 2001), tondu très court, à 8 millimètres précisément. Le résultat ? Une surface rapide, où la balle rebondit bas et fuse. Les points sont courts, le service et les premières frappes sont rois.
C’est l’exact opposé de la terre battue de Roland-Garros, lente et propice aux longs échanges. Sur gazon, tout va plus vite : un bon service peut faire toute la différence.
Pourquoi le tournoi se joue-t-il sur gazon ?
Tout simplement parce que le tennis est né sur l’herbe. Le « lawn tennis » (littéralement « tennis sur pelouse ») a été inventé en Angleterre à la fin du XIXe siècle, et Wimbledon, créé en 1877, en a fidèlement gardé la tradition.
L’envers du décor ? Le gazon est fragile et coûteux à entretenir. Il est cultivé spécialement, ne supporte que deux semaines de jeu par an, et fait l’objet d’un soin quasi obsessionnel. Chaque court est une véritable pièce d’orfèvrerie… végétale.
Pourquoi Wimbledon est-il si prestigieux ?
Parce que c’est, tout simplement, le plus vieux tournoi de tennis du monde. La première édition remonte à 1877 : aucune autre compétition n’a une telle histoire derrière elle.
Wimbledon, c’est aussi un concentré de traditions : le gazon, la tenue blanche obligatoire, les fraises à la crème, le Pimm’s, la loge royale, et l’absence quasi totale de publicité autour des courts (seuls le vert et le mauve, les couleurs du club, sont autorisés).
Là-bas, on ne dit même pas « Wimbledon » : on dit simplement « The Championships ». Tout un symbole.
Pourquoi les joueurs sont-ils habillés en blanc ?
Le blanc, c’est LA signature de Wimbledon. Le règlement impose une tenue « presque entièrement blanche » à tous les joueurs, sur le court comme à l’entraînement.
D’où vient cette règle ? De l’époque victorienne, à la fin du XIXe siècle. À l’époque, transpirer en public était jugé inconvenant… et le blanc avait l’avantage de masquer les auréoles de sueur. La tradition est restée.
Et elle est stricte : pas de crème, pas de blanc cassé, et une seule petite bande de couleur d’un centimètre maximum est tolérée. En 2023, le club a tout de même assoupli le règlement pour autoriser les joueuses à porter un short foncé sous leur jupe.
Qui a gagné le plus de fois Wimbledon ?
Chez les hommes, le record appartient à Roger Federer : 8 titres entre 2003 et 2017. Une domination sans égale sur le gazon londonien.
Chez les femmes — et tous sexes confondus — c’est Martina Navratilova qui règne, avec 9 titres entre 1978 et 1990, dont 6 d’affilée. Un record qui semble inatteignable.
Qui a gagné Wimbledon en 2025 ?
En 2025, c’est l’Italien Jannik Sinner qui s’est imposé chez les hommes, en battant Carlos Alcaraz en finale : son tout premier titre à Wimbledon.
Chez les femmes, la Polonaise Iga Świątek a survolé la finale en écrasant l’Américaine Amanda Anisimova 6-0, 6-0 — un score historique, rarissime à ce niveau.
Combien de Français ont gagné Wimbledon ?
Accrochez-vous, car la réponse fait un peu mal côté masculin. Depuis le début de l’ère Open (1968), aucun Français n’a remporté Wimbledon en simple messieurs. Le dernier en date ? Yvon Petra… en 1946.
Côté féminin, c’est plus glorieux : deux Françaises ont triomphé dans l’ère Open. Amélie Mauresmo en 2006, puis Marion Bartoli en 2013, qui reste à ce jour la dernière championne tricolore à Wimbledon, hommes et femmes confondus.
C’est quoi le couvre-feu de Wimbledon ?
C’est l’une des grandes singularités du tournoi : à Wimbledon, tous les matchs doivent s’arrêter à 23h, heure locale (soit minuit en France).
Cette règle existe depuis 2009, date de l’installation du toit du Court central. Elle a été imposée par la mairie de Merton comme condition pour autoriser les travaux : il s’agit de respecter le repos des riverains, le stade se trouvant en pleine zone résidentielle (et le métro s’arrêtant vers minuit).
Conséquence : même avec un toit et des projecteurs, un match peut être suspendu en plein milieu et reporté au lendemain. C’est arrivé à plusieurs reprises, comme lors de la demi-finale Djokovic–Nadal en 2018. Une tradition « so British » qui agace certains joueurs… mais qui fait aussi le charme du tournoi.