La Coupe Davis a mis un clap de fin à la saison 2019 de tennis. Comme chaque année passée sur la planète tennis, le cru 2019 nous a réservé son lot de surprises : des tops, des flops et des chocs. Avant de plonger dans l’inconnu 2020, retour sur la dernière saison de la décennie !

Quels joueurs ont déçus ? Quels joueurs ont émergées ? Tour d’horizon des performances de cette saison :

Les tops de la saison 2019 (ATP)

Comment ne pas débuter ce top par l’homme de la saison : Stefanos Tsitspas, c’est en tout cas son titre aux Masters de Londres qui l’a consacré comme le meilleur joueur de l’année. L’année 2019 a été pour Stefanos Tsitsipas celle de la confirmation. Lui qui avait effectué une impressionnante progression en 2018, passant de la 80ème place ATP à 15ème, a continué sa marche vers l’avant. Au moment du dernier classement ATP publié, le Grec est désormais 6ème joueur mondial. Où s’arrêtera t-il en 2020 ?

tsitsipas en 2019

Les temps forts de sa saison

  • 1ère victoire de prestige : souvenez-vous en janvier 2019, Stefanos Tsitsipas, frappait un grand coup d’entrée du côté de Melbourne Park en éliminant Roger Federer en huitièmes de finale de l’Open d’Australie. Quoi de mieux pour installer son statut de star montante du circuit que d’éliminer la légende vivante du tennis en Grand Chelem ?
  • Tremblement de terre : après des débuts timides sur terre battue, Tsitsipas a finalement été l’un des joueurs de cette saison sur ocre. Titré à Estoril, puis finaliste au Masters 1000 de Madrid avec au passage une victoire sur un certain Rafael Nadal.
  • Chef-d’oeuvre à Roland : malgré une défaite en huitièmes Roland Garros, le jeune grec aura marqué de son empreinte le tournoi. Son match contre Stan Wawrinka, perdu 9-7 au 5ème set, restera comme l’un des moments forts de la saison, si ce n’est LE match de cette année 2019 !
  • Menu Big 3 : après un été bien maussade (défaite 1er tour Wimbledon et US Open), la pépite du tennis mondial s’est vite remis sur le droit chemin. A Shanghai, Tsitsipas s’est même payé le scalp de Djokovic et a donc signé au moins une victoire contre les 3 membres du Big 3 !
  • Sur le toit du monde : à Londres pour sa première participation au Masters, Tsitsipas n’est pas venu pour faire de la figuration. Des 8 meilleurs joueurs de la saison en lice, c’est lui qui en est ressorti vainqueur. Le plus grand tournoi sa carrière…

Daniil Medvedev : tempête russe

Il se faisait discret le Daniil Medvedev, et puis un bel été de l’année 2019, tout a explosé. Revenons au début de saison : le russe de 22 ans est classé à la 16ème place mondiale. Il progresse à son rythme, loin des chiffres affolants de précocité d’un Alexander Zverev, mais se fait sa place parmi les meilleurs joueurs du monde petit à petit. S’il n’est pas le joueur le plus « sexy » de cette Next Gen avec son jeu de métronome du fond du court, il faut bien que le grand public commence à s’y intéresser quand il connaît un mois d’août quasi parfait qui continuera jusqu’à Shanghai. Résultat : une place de 5ème mondiale pour finir l’année. On l’avait pas vu venir.

daniil medvedev us open

Les temps forts de sa saison

  • Débuts canons : tant sa fin de saison a été excellente, on a oublié comment Medvedev l’avait débuté. Une finale à Brisbane, un titre  à Sofia et entre temps un 1/8ème de finale de feu face à Djokovic à l’Open d’Australie. Il fût la plus féroce opposition du futur vainqueur dans ce tournoi, certainement un élément déclencheur pour la suite.
  • 1er coup d’éclat : à Monte-Carlo, Daniil Medvedev frappe un grand coup en éliminant Novak Djokovic en quart de finale. Une première grande victoire dans sa carrière sur sa « pire » surface.
  • American Dream : après une saison sur terre, malgré tout raté (3 défaites au 1er tour à Rome, Madrid et Roland), une saison sur gazon mitigée (3ème tour à Wimbledon), la tournée Nord-Américaine signe la naissance d’un grand joueur. Un premier titre en Masters 1000 à Cincinnati, une autre finale à Toronto, et une finale rocambolesque à l’US Open. Medvedev signe là la meilleur performance de la saison.
  • La série continue : de retour après une finale de Grand Chelem perdu d’un cheveu, le Russe repart de plus belle. Titré chez lui à St Petersbourg (ATP 250) en Europe, puis à nouveau vainqueur à Shanghai (Masters 1000) en Asie.

La surprise Matteo Berrettini

Qui aurait imaginé Matteo Berretini top 10 à la fin de l’année ? Qui aurait parié sur sa participation au Masters devant les Cilic, Nishikori et compagnie ? Pas grand monde ou alors reconvertissez vous en devin immédiatement ! Jusque là en progression constante, l’Italien s’est fait tellement discret qu’il est passé sous le radar de l’ATP au moment de désigner sa Next Gen. Tout s’est accéléré pour le joueur de 23 ans en 2019. 54ème au classement au début de l’année et désormais 8ème, l’Italien a sans doute réalisé la plus belle progression de la saison !

berrettini en 2019

Les temps forts de sa saison

  • (Re)Naissance à Phoenix : rien n’augurait une telle saison 2019 pour Matteo Berrettini, les résultats médiocres s’enchaînent malgré une petite éclaircie à Sofia (1/2 finale). Des résultats qui le poussent l’Italien à passer par la case challenger : un choix payant puisqu’il remporte le titre à Phoenix…où l’on peut dire qu’il renaît de ses cendres.
  • Un mec en ocre : la terre battue arrive, et la forme exceptionnelle de Berrettini aussi. Il commence sa saison sur ocre avec un titre à Budapest, puis enchaîne avec une finale perdue d’un rien à Munich. Pas de perf’ dans les grands rendez-vous mais l’Italien a attiré l’attention des observateurs.
  • Mise au vert : terre battue, gazon, c’est le même combat pour Berrettini qui décroche son 1er titre sur herbe à Stuttgart, chute en 1/2 à Halle, puis atteint son 1er huitième en Grand Chelem à Wimbledon.
  • New-York New-York : après s’être accordé une longue pause entre Wim et la tournée Nord-Américaine, Matteo Berrettini réalise le plus grand coup de sa carrière. Classé à la 25ème place, le transalpin joue les 1/2 finales de l’US Open, sa meilleure performance en Grand Chelem, suite à un 1/4 de finale monumental gagné contre Gaël Monfils.
  • Top of the world : le plus difficile commençait pour Berrettini. Désormais sous tous les regards, il va au bout de son rêve en arrachant la qualification au Masters de Londres parmi les 8 meilleurs joueurs du monde. Même s’il ne remporte qu’un seul match anecdotique, la progression est spectaculaire.

Les plus grosses progressions du classement ATP

Mention honorable à ces joueurs qui ont effectué une énorme progression entre janvier et novembre au classement ATP :

Andrey Rublev : le Russe a souffert d’une longue blessure et a dû batailler pour revenir à son plus haut niveau. Au plus bas de son come-back, il a atteint la 115ème place mondiale en février dernier. Mais c’était avant de jouer la finale de Hambourg (ATP 500), les quarts de Cincinnati (M1000), les huitièmes de l’US Open et de remporter le titre salvateur à Moscou. Classement final : 23ème ATP.

andrey rublev

Jo-Wilfried Tsonga : les choses ont peut-être mis un peu de temps pour se mettre en place, mais le meilleur français de la décennie (ben oui qui d’autre ?) a pu compter sur les tournois dans l’hexagone pour se relancer. Tsonga a démarré l’année 177ème mondial et grâce à un titre à Montpellier (ATP 250), un autre à Metz (ATP 250) et un excellent Paris Bercy (M1000), le Manceau s’est bien relancé fin 2019. Classement Final : 29ème ATP.

Cristian Garin : on va pas se le cacher, on connaissait mal ce joueur Chilien de 22 ans, classé à la 95ème place mondiale. Mais le Cristian a tout fait pour qu’on retienne bien son nom dès le début de la saison : finaliste à Rio, vainqueur à Houston et à Munich, tout ça sur terre battue. Le reste de la saison n’est pas flamboyante mais ça suffit pour marquer de son empreinte 2019. Classement final : 33ème ATP.

Les Flops de la saison ATP 2019

On s’est bien régalé avec les exploits de Tsitsipas, Medvedev and co, mais il faut bien qu’on parle des joueurs qui nous ont déçus cette année. On s’est emm**dé à les regarder à jouer…et bah eux aussi, et il n’avait qu’une seule envie c’était d’être ailleurs que sur un court de tennis.

Alexander Zverev : 1er coup d’arrêt

S’il y avait un mot pour décrire la saison d’Alexander Zverev : calvaire ? chemin de croix ? bourbier ? Un peut de tout ça sûrement. Alors oui, l’Allemand finit la saison 7ème mondial et s’est même qualifié pour les 1/2 finales du Masters de Londres, mais c’est plutôt du sauvetage de meuble qu’une logique dans sa saison. On rappelle que Zverev avait commencé l’année à la 3ème place mondiale, qu’on attendait de lui, après une progression constante pendant 4 ans, une stabilité et enfin une présence dans les grands rendez-vous (aka les Grands Chelems).

sascha zverev 2019

Malheureusement, l’allemand a connu pour la 1ère fois de sa jeune carrière une saison de moins bien. Malgré une finale au tournoi d’Acapulco en début de saison, les défaites dès son 1er ou 2ème match dans un tournoi se sont enchaînés : Miami, Indian Wells, Monte-Carlo, Rome et j’en passe. Il y a bien eu ce titre à Genève et un 1/4 de finale à Roland mais l’éclaircie s’est arrêtée là. Avec des problèmes personnels (changement de coach et d’agent, rupture amoureuse, maladie de son père) qui ont des répercussions sur le court, Zverev Junior a réalisé l’une de ses plus mauvaises saisons…mais a quand même fait partie des 8 meilleurs joueurs de l’année.

Les chutes du classement ATP en 2019

Ils étaient au top en 2018 et ont sombré en 2019 : voici les pires chutes au classement de l’année !

Marin Cilic : il est où Marin ? Il est où ? Bah pas dans le top 20, ni même dans le top 30 d’ailleurs ! Marin Cilic avait commencé la saison à la 7ème place mondiale. Costaud, le Croate nous avait habitué à une certaine régularité : il n’avait plus quitté le top 10 depuis 2016. Mais cette année, Cilic a connu un gros coup de mou quasiment inexplicable, seulement un 1/4 en Masters 1000, 2 petits 1/8èmes en Grand Chelem, aucun titre, zéro finale. Classement final : 39ème ATP.

Kevin Anderson : plutôt régulier depuis 2 saisons, Kevin Anderson avait même atteint son meilleur classement en 2018. 6ème au début de l’année, le Sud-Africain a traîné une blessure toute la saison qui l’a empêché de jouer 2 tournois du Grand Chelem et 8 Masters 1000 sur 9…difficile de conserver son statut de top 10 dans ces conditions. En 2020, tout est à refaire pour Anderson. Classement final : 91ème ATP.

Marco Cecchinato : bon, celui-là, c’est sûr on l’a vu venir comme un smash raté de Novak Djokovic. Pour rappel, Cecchinato avait atteint les 1/2 à Roland en 2018 ce qui lui a valu une jolie 17ème place au classement en fin d’année. Pas de de 2ème miracle cette année, l’Italien a perdu dès le 1er tour et malgré un titre ATP, affiche un ratio victoires/défaites négatif (19-28) en 2019. Classement final : 71ème ATP.

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